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Sam Simon sacré premier champion de l’ACL Esports Rally Cup
De juin à juillet s’est tenu la première édition du championnat luxembourgeois d’eSport dédié au rallye avec l’ACL Esports Rally Cup. Au volant de différents types de voitures, et sur tous types de surface, les pilotes ont dû faire preuve de concentration tout au long des spéciales. Disputé sur la plateforme Dirt Rally 2.0, les spéciales de rallye sont réputées pour leurs technicités, où la moindre erreur ne pardonne pas. Chaque rallye était composé de 6 épreuves spéciales, demandant ainsi de combiner rapidité mais surtout régularité sur l’entièreté des tronçons chronométrés.
Avec 4 victoires sur 6 rallyes, Sam Simon est sacré champion avec un total de 22 pts. Le pilote du Luxembourg devient ainsi le premier champion eSport de rallye de l’histoire du sport automobile national.
Derrière lui, la bataille a fait rage entre Jan Heymanns et Damien Schreurs. Au coude à coude tout au long du championnat, ils terminent à ex-aequo avec 15 points. La victoire au rallye d’Argentine de Jan Heymanns lui permet ainsi d’être classé 2ème du championnat, tandis que Damien Schreurs clôture le podium.
Le nouveau champion de l’ACL Esports Rally Cup s’est livré à une interview, revenant sur son parcours qui l’a mené au sacre.
Qu’est-ce que cela représente pour vous d’être sacré premier champion d’eSport rallye au Luxembourg ?
Remporter ce championnat compte beaucoup pour moi. Je pense que c’est toujours agréable de remporter un championnat d’e-sport, mais dans un jeu de rallye, c’est encore un peu plus spécial pour moi. Le rallye a toujours été un de mes rêves, mais c’est malheureusement un peu trop cher pour le moment. Pourtant, remporter ce championnat me rapproche déjà un peu de cet objectif. Etant donné que je ne peux pas courir dans la réalité, il était d’autant plus important pour moi de me démarquer dans une compétition d’e-sport.
Comment avez-vous préparé vos courses ? Vous entraîniez-vous en roulage libre avant de participer aux spéciales du championnat ?
Je me suis préparé très précisément pour chaque rallye. Étant donné qu’il y avait trois catégories de voitures différentes et que, dans le rallye, les conditions, les niveaux d’adhérence et les revêtements de route varient énormément, le plus important était de s’adapter à chaque rallye et à son type de revêtement avec la voiture et le style de conduite approprié. Chaque voiture se comporte différemment, mais une fois que l’on avait cerné ce comportement, il s’agissait de parcourir les différentes spéciales rapidement, mais aussi proprement et sans commettre trop d’erreurs, car la moindre faute ou le moindre dommage peut faire perdre beaucoup de temps, d’autant plus qu’il n’était pas possible de réparer ces dégâts après chaque spéciale.
J’ai parcouru chaque rallye à plusieurs reprises en mode libre afin de me préparer au mieux, car ensuite, lors du championnat, il fallait enchaîner 6 spéciales d’affilée sans pouvoir revenir en arrière, ce qui rendait chaque approximation potentiellement fatale.
Depuis combien de temps jouez-vous à ce jeu de simulation ? Ou bien l’avez-vous découvert en participant au championnat ?
Je connaissais déjà Dirt Rally 2.0. Quand j’étais plus jeune, j’y jouais tout le temps après l’école, mais je n’y avais pas touché depuis trois ans avant le championnat. À l’époque, j’y jouais sur PlayStation avec un simple Logitech G29. Aujourd’hui, je joue sur PC avec tout un SimRig, ce qui m’oblige bien sûr à m’y réhabituer, mais les bases et le comportement au volant étaient toujours là.
🖊️ Florian Brouir
📸 Sam Simon
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