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La mobilité, aujourd'hui et demain

 

Pour une politique de mobilité globale et intelligente

La mobilité est un enjeu stratégique du développement tant économique que social du pays. Les décisions prises aujourd’hui auront des conséquences sur la vie des habitants du Luxembourg à long terme. Pour l’ACL, l’objectif est de garantir et de promouvoir l’accès à la mobilité, sa qualité, le libre choix du moyen de transport et la sécurité des usagers mobiles.
 
Une question de coûts
L’immobilité que vivent les usagers au quotidien représente un coût important, tant pour les individus que pour l’économie. Il est donc essentiel d’investir dans l’amélioration de la mobilité au Luxembourg.
Mais attention : la mobilité étant une nécessité sociale et économique, elle doit rester accessible pour tous.
Il est acceptable que des impôts spécifiques grèvent l’achat d’une voiture ou les carburants qui la propulsent. Mais la politique a pris l’habitude de se décharger toujours sur l’automobiliste. Pour l’ACL, il n’est plus acceptable que l’automobiliste soit toujours mis à contribution pour financer toute politique nouvelle. Surtout qu’aujourd’hui déjà, les automobilistes paient bien plus que ce qui est investi dans l’infrastructure qu’ils utilisent. Mais des réflexions doivent être menées en matière de fiscalisation : il faut penser en termes de « budget mobilité » pour inciter à la multi-modalité et à la mobilité partagée. Covoiturage (carpooling) et autopartage (carsharing) sont freinés par un système où la voiture de fonction représente un élément de rémunération privilégié. Pour faciliter les déplacements multimodaux, le paiement des différents services doit se faire de manière simplifiée pour les usagers, sous forme d’un instrument de paiement unique.
Une répression sous forme de taxes ou d’interdictions de circuler toucherait durement les ménages aux revenus les plus faibles, elle n’est donc pas une solution acceptable. Les systèmes de péages et les zones environnementales se sont multipliés ces dernières années en Europe, malheureusement sans cohérence. Cette démultiplication de systèmes représente une limitation inacceptable à la libre circulation des personnes en Europe. Le Luxembourg doit non seulement éviter de répéter ces mauvais exemples, mais aussi s’engager pour davantage d’harmonisation.
 
Une question d’infrastructure
Même en respectant l’objectif du MODU pour 2020 (56 % pour la voiture particulière, 25 % pour la mobilité douce et 19 % pour les transports en commun), les transports motorisés individuels resteront dominants. La voiture deviendra plus sûre, plus intelligente donc plus efficace, moins énergivore donc plus durable et son utilisation changera avec le covoiturage et d’autres formes de partage. Mais elle restera un moyen de transport inégalable pour tout avenir prévisible et elle doit être intégrée dans les stratégies « mobilité » à venir. Il faut donc que l’infrastructure nécessaire soit concrétisée. Les projets sur les grands axes routiers, notamment la mise à trois voies de l’axe autoroutier Arlon-Luxembourg-Thionville, sont une priorité de même que la réalisation des contournements prévus ou en discussion comme Bascharage, Dippach ou Ettelbruck.
La construction de P&R et des services y afférents contribueront à une maîtrise de la croissance du trafic. L’évitement du trafic est optimal si ces pôles d’échange sont connectés aux transports publics, ou si l’offre s’adresse aux frontaliers au-delà des frontières nationales.
La coordination des chantiers qui ont des répercussions sur la circulation doit devenir plus efficace et leur signalisation peut être améliorée ; le dégagement des autoroutes après accident doit être optimisé. La révolution technologique en cours doit être mise à contribution pour mieux organiser les flux du trafic. Des capteurs peuvent mesurer les flux réels sur les réseaux routiers. Dans les agglomérations, les feux de signalisation peuvent être optimisés en fonction du trafic réel, pour tous les utilisateurs y compris les piétons.
L’interconnexion des objets qui forment l’encadrement de la mobilité exige une infrastructure intelligente, elle aussi connectée. Dès à présent, des investissements doivent être effectués en ce sens. Des investissements sont nécessaires aussi sur le plan humain. Afin d’encourager dans les entreprises une mobilité plus intelligente des salariés, la désignation d’un mobility manager est souhaitable. Ce dernier pourrait assister sa hiérarchie dans la mise en œuvre de projets améliorant la mobilité de et vers l’entreprise, et conseiller les salariés sur les options de mobilité les plus adéquates.
 
Une question de sécurité
Ces dernières années, les chiffres de la sécurité routière ont connu des hauts et des bas, rappelant que nous n’avons pas encore mis en œuvre la solution miracle qui mettra fin aux accidents de la circulation et qu’il faut poursuivre le combat. Mais pour choisir les mesures adaptées et surtout pour en mesurer de manière efficace les effets, une analyse complète des accidents est incontournable. L’ACL plaide pour une meilleure compréhension des accidents par la création d’une base de données plus complète sur le détail des accidents graves qui permettra des analyses approfondies sur les causes et conséquences des accidents. L’ACL est également favorable à un renforcement des questions de sécurité routière dans l’éducation des jeunes et lors de la formation des jeunes conducteurs et à l’amélioration de l’infrastructure routière et de la signalisation, ainsi qu’à l’élimination des points noirs. Par contre, l’ACL est opposé à un abaissement général de la vitesse maximale autorisée hors agglomérations de 90 à 80 km/h ainsi qu’au tout répressif et à la poursuite d’une stratégie essentiellement répressive.
En ce qui concerne la protection du consommateur, l’ACL est favorable à l’introduction du recours collectif dans la législation luxembourgeoise.
 
Retrouvez plus d’informations sur les doléances et propositions de l’ACL dans la brochure « Pour une politique de mobilité globale et intelligente ».

 
Extrait de l'Autotouring 3, juin 2018 : Questions aux partis politiques en matière de mobilité