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Rainette on tour

Publié le 12/03/2019

Rainette on tour
Actualité

Épisode 9



« Le mois de février nous a semblé sans fin. Il aura également été plein de réflexions, de décisions et de rebondissements.
 
Nous nous étions quittés lors de notre week-end à la Nouvelle-Orléans. Cette ville est magnifique. Au programme nous avions le French Quarter, Garden Quarter, les rives du Mississippi, la découverte du côté hanté de la ville et de l’esprit de carnaval qui, comme chaque année, débute en ce moment et la plantation de canne à sucre « Laura ». Beaucoup de personnes sur notre route nous conseillaient un arrêt dans cette ville de la Louisiane et nous avions un peu peur d’être déçus. Il n’en n’a rien été. De plus, nous avons pu en profiter pour retrouver nos amis Montréalais venus pour le weekend. Ce fut définitivement un arrêt obligatoire. Après cette petite bulle qui nous a fait beaucoup de bien et qui a pu nous distraire de nos dernières aventures, nous reprenons la route vers Lafayette.
 
Le weekend terminé et après un arrêt à la fabrique de Tabasco, nous retournons aux « choses sérieuses ». À Lafayette, le garage aura mis 4 jours pour nous donner un devis, nous demandant, jour après jour, de repasser. Comme nous vous le disions lors du précédent article, les possibilités de réparation sont minces. Petit rappel : notre moteur diesel fut très peu vendu aux USA, un peu plus au Canada mais rien comparé à l’Europe. La solution proposée par le garage de Lafayette est un nouveau moteur trouvé dans l’État de l’Oregon. Il serait livré en une semaine et la mise en place mettrait le même temps, s’il n’y a aucune surprise. Nous avons, aussi, depuis le temps, compris pourquoi on appelle le T3, le Magic Bus. Nous savions que nous aurions des surprises. Le prix de cette trouvaille s’élevait tout de même à 6500$ (5750€). Le montant étant élevé, nous nous sommes posé la question du moteur d’occasion. Le garage ne pouvait pas nous donner de solution à ce propos.
 
Nous nous sommes donc renseignés dans un autre garage, à la Nouvelle Orléans, pour un moteur d’occasion. Ils ont pu nous en proposer un avec main d’œuvre pour 3500$ (3100€) dans les mêmes délais. Le hic était que le vendeur, trouvé sur Ebay, ne donnait aucune garantie concernant le fonctionnement du moteur. Nous pouvions aussi bien l’installer et être toujours au même point, c’est-à-dire avec un moteur HS.
 
Ensuite, nous avons envisagé l’envoi d’un moteur de l’Europe vers Lafayette. L’ACL a pu vraiment nous épauler dans ces démarches et nous les remercions encore pour leurs recherches, disponibilités et conseils. Après s’être renseignés au Luxembourg et en Allemagne, cette option ne nous a pas semblé avantageuse tant au niveau du prix que des délais.
 
Nous avons également envisagé l’envoi d’un moteur de Whitehorse au Canada mais les délais étaient longs, sans compter le prix.
 
La dernière option était de renvoyer le van au Luxembourg et de le réparer sur place. 
De plus, nous arrivions à la fin de notre visa et entrions donc dans la période d’attente d’extension de visa avec le risque d’une réponse négative et l’obligation de quitter les USA.
Après avoir pris des conseils et avis auprès d’ACL, de nos nouveaux amis mécaniciens aux USA et au Canada, ceux restés au Luxembourg et nos familles, nous nous trouvions face à un choix difficile à prendre. Nous devions prendre en compte : le coût, le délai, les garanties et le visa. À 99 %, on nous a conseillé parmi ces solutions, de renvoyer le van au Luxembourg et c’est la décision que nous avons prise. 
À ce moment-là, environ 10 jours s’étaient écoulés depuis notre panne de moteur.
Notre décision est prise mais ce n’est pas pour autant que nous ne rencontrons aucun obstacle. Nous devons, tout d’abord envoyer le van en container, vu que le moteur ne fonctionne plus. Ensuite, nous avons choisi une compagnie de transport qui ne respecte pas ses délais. Finalement, il nous manquait le formulaire 7501 (importation du véhicule aux USA). Celui que nous avions du Canada ne pouvait être transféré pour les USA. Après avoir contacté les douanes de Baton Rouge qui nous affirment que nous n’en avons pas besoin, le port de Houston prétend le contraire. Finalement, Baton Rouge veut bien mais nous devons nous déplacer jusqu’à leur bureau avec le van pour vérifier le numéro de châssis. Une fois les devis réalisés auprès des compagnies de dépannage, nous fixons un rendez-vous avec les douanes et qui nous proposent, à ce moment-là, qu’un agent se déplace à Lafayette afin d’y effectuer les vérifications. Nous sommes soulagés et acceptons. Une fois le sésame en main, les choses s’accélèrent. Nous préparons le van pour l’envoi et convenons avec le garage de Lafayette qu’ils soient présents pour la prise en charge vers Houston. Elle est prévue le mercredi suivant, soit le 27. Voyant la fin du mois s’approcher, nous avions envie de reprendre un peu la route et surtout, nous voulions encore visiter la Floride avant notre retour au Luxembourg. 
 
Nous prenons donc la route vers Miami, 1500 km au programme. C’est avec un pincement au cœur que nous arrivons en Floride : les plages et la chaleur nous rappelleront à quel point nous aurions aimé visiter cet État avec notre van. Nous en profitons pour revoir un ami rencontré dans un garage du Montana. Nous visitons Key West, Miami et les Everglades. Le mercredi 27, nous avons la confirmation que le van est bien en route vers Houston et que tout s’est bien passé. Nous, nous étions au bord de la piscine à Miami à profiter de notre dernier jour aux USA et heureux qu’aucune nouvelle mauvaise surprise ne se présente. Le van devrait arriver, quant à lui, début avril. Nous n’avons pas encore de date officielle.
 
Et à l’heure où nous écrivons notre récit du mois de février, nous nous trouvons au Luxembourg, après avoir surpris nos amis et familles ! Nous avons décidé de rendre notre retour plus heureux et n’avions, pour cette raison, prévenu personne de notre retour. Nous avons donc pu profiter de la joie et de la surprise sur les visages de nos proches. Ça nous a permis de beaucoup mieux vivre ce retour et ça fait du bien, aussi, d’être chez soi auprès de ses proches.
 
De cette situation, nous avons décidé d’en retirer le positif : la façon dont nous avons géré la fin de notre rêve avec calme et réalisme, l’aide et les encouragements que nous avons reçus de nos amis et familles. Et puis soyons heureux, le van n’a pas brulé et nous sommes en pleine forme bien que déçus de l’arrêt prématuré de cette incroyable expérience. Mais nous ne regrettons pas notre choix. Une chose est sûre, en tout cas, nous n’allons pas en rester là et allons rebondir, nous vous en parlerons bientôt !
 
Soit : 8 mois et 52 438 kilomètres. »
 


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